Accueil
Section
Activités
Cabane
Bibliothèque
Récits
bulletin
Calendrier
Divers
Liens

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Liste

retour à liste

Graitery, météo : 23 octobre 2011
Aujourd’hui grisaille en plaine, soleil en montagne.
Moutier sous un stratus compact, le pastor (lat.) rassemble ses Ovis aries; un troupeau qui compte quatre races indigènes : deux blancs, deux montagnes, deux nez noirs, un tête brune. Pour le seconder dans sa tâche, il est accompagné d’un Border Collie (ne convient pas à des personnes âgées ou sédentaires). Il doit toujours avoir à sa disposition de grands espaces pour exprimer son énergie intarissable.
Le lieu d’estive est assez difficile d’accès, il faut passer par Rière Plain Champ, un tunnel, Haute Joux, la gorge des Neufs-Champs assez escarpée et humide (bêlements), le Pâturage-aux-Boeufs, Cras Papon, à Yuyose : chaque mouton ne peut brouter une herbe rare que dans l’étroit rayon de la corde. A défaut de Rupicapra rupicapra, observation fortuite de deux Capra hircus sur les roches Droit de Chaluet. En passant par la Loge aux Boeufs, il est grand temps de trouver un point d’eau (•1158, Humulus lupulus), le troupeau apaise sa soif avant de redescendre par La Joux pour retrouver son bercail.
Merci à Sylvaine et Patrice.
                                                                                                                                                         Whymper

retour à liste

Les Mardistes aux Sommêtres, 22 octobre 2011

En lieu et place du souper de fin d’année, l’idée avait été lancée d’aller profiter d’une journée complète aux Sommêtres avec grillade de Cervelas. (ndlr, le filet mignon du pauvre)
Avec les brouillards persistants et les premiers grattages de vitres matinaux, pas facile de prendre une décision concernant la date.
Le samedi 22 octobre fut retenu et c’est dans un premier temps 8 grimpeurs motivés qui se retrouvent au « Soleil » du Noirmont pour un café-croissant. 3 autres nous rejoindrons un peu plus tard directement au pied de la falaise.
Comme de coutume, nous croisons le Maître des lieux, Germain avec qui nous remémorons quelques souvenirs du bon vieux temps et du topo CAS/Solothurn à paraître. Il nous conseille le secteur Vire aux Dames encore libre et bien ensoleillé car au-dessus des arbres.
En dépassant la cime des arbres, c’est la fournaise…pulls, vestes et autres habits inutiles retournent directement au fond du sac.
Les cordées s’organisent rapidement et les moulinettes s’enchaines sans trop de problèmes….uhm, il semblerait qu’une belle chute ait eu lieu au Pic du Tonnerre dans la voie Le bal des corbeaux…mais cela ne nous regarde pas !
Comme prévu, cette belle journée se termina autour du feu ou le vin coula à flot.
Maintenant il nous reste plus qu’à attendre le début de saison 2012.
Bon hiver à tous                                                                                                                                          « Gigi »

retour à liste

Grimpe région Martigny, 10 et 11 septembre 2011

Samedi matin, 8 heures 30, Murielle, Didier, Suzanne, Marie-Claire, François et Juana se retrouvent au Restoroute « St. Bernard » juste avant Martigny, nous dégustons café et thé et faisons des plans...
Suzanne et Marie-Claire ne viennent pas grimper cette fois, elles ont leur propre programme, mais nous les retrouverons pour le souper à la sympathique Auberge de l’Armailli à Mex.
La journée est prévue chaude et ensoleillée. Forts de l’expérience de François, nous allons à la Pierre Avoi. La voiture est parquée dans les hauteurs de Verbier et nous avons environs une heure de marche pour arriver aux pieds des voies, sans stress ni grandes interrogations, François nous guide. Il fait frais ; superbe soleil et superbe vue ! Bien sûr, nous sommes aussi curieux de voir pour de vrai ce site d’escalade décrit dans « les Alpes » d’octobre 2010 par Nicolas Zambetti. Il est dans les environs de midi quand la cordée Murielle/Didier commence la voie « Edelweiss » et l’autre cordée François/Juana la « Pierre à Roi ». Voir « les Alpes » oct. 2010, page 20, remerciements à Nicolas !.
Quelques efforts et quelques longueurs plus tard, nous « plions » les cordes au sommet en admirant le paysage, qui est, comme il se doit : MAGNIFIQUE ! Avant de repartir, nous avons encore le temps de faire un peu de moulinette, juste pour s’achever !
A Verbier nous retrouvons Suzanne et, après quelques kilomètres, à Mex, nous retrouvons Marie-Claire. Installation en dortoir, qui (stupéfaction) est presque plein, puis, souper sympathique avec gros dessert.
La nuit est légèrement bercée par une petite brise musicale de sifflements et ronflottements. (le ronflottement est un ronflement délicat qui flotte dans l’air).
Dimanche , 8h du matin : déjeuné en nous interrogeant sur la météo et le programme du jour. Il est décidé d’aller grimper à Barberine, la météo annonçant une belle, chaude journée jusqu’en fin d’après-midi. A nouveau, pas d’hésitations ni de recherche du chemin, François nous guide…
Il doit être environs 10h 30 quand nous trouvons les voies que nous avions choisi. Murielle et Didier partent dans « Sylvie phobie », François et Juana dans « Barbourine ». Les 4 premières longueurs de « Barbourine » sont sympathiques car passablement inclinées, MAIS, les 4 dernières longueurs s’avèrent nettement plus sévères !. Heureusement nous arrivons au bout et retrouvons Didier et Murielle qui nous attendent au sommet. C’est environs 4h 30, le ciel devient laiteux, le vent se lève peu à peu. La descente à pied nous fait passer devant de belles falaises (qui semblent redoutables à la pauvre Juana…) Nous retrouvons les voitures ainsi que Suzanne et faisons encore une halte café au col de la Forclaz. Le mauvais temps s’est installé ; nous rentrons direction Neuchâtel / Bienne.
La « Cheffe de course » à les bras en compote mais est enchantée que tous rentrent au bercail entiers !
Jeannette

retour à liste

Schrattenfluh, 3 sept 2011

Samedi, 3 sept, 7 h, Tavannes, départ pour la course de remplacement qui a lieu sur un jour au lieu de deux. Initialement prévu, le Tour du Grand Chavalard sera remplacé par la Schrattenflu.
Patrice et Sylvaine, chefs de course passent donc prendre le Raymond puis moi-même pour nous emmener dans cet Emmental que je ne connaissais pas du tout. Je reste béate d’admiration devant ces magnifiques fermes avec leur stöcklis et ces collines si verdoyantes. Cela prend tout l’allure d’une gentille escapade où les jeunes promènent Papy et Mamie, et ma fois, je me laisserais bien encore un peu promener ainsi à la découverte de cette région. Mais après un tronçon de route sinueux à souhait, je suis finalement bien contente que l’on s’arrête pour repartir cette fois bien plantés sur nos deux jambes.
En partant de Wagliseibode (1300m) nous visons donc notre premier sommet, le Hengst (2092m). Jolie montée par un sentier qui serpente dans les lapiaz sillonnés de grandes fissures et de grottes au bord desquelles nous ne résistons pas à aller jeter un coup d’œil en passant. Ouah, dans le brouillard ou sous la neige, vaudrait mieux se gaffer ! Patrice s’étonne de voir si peu de monde par ce magnifique temps, mais peu après nous nous rendons compte que les gens ont été plus matinaux que nous et que les sommets ressemblent à des fourmilières. Arrivés au 1er sommet, pic-nic et admiration du panorama qui malheureusement se voile déjà un peu. Puis départ en traversée sur notre prochain sommet, le Schibegütsch (2037m). Cette traversés le long d’une crête nous permet d’admirer la sauvagerie du paysage en lapiaz côté lac de Brienz et les pentes abruptes côté ouest donnant sur Marbach et L’Emmental.
Petit arrêt sur notre 2ème sommet puis descente sympathique le long de l’arrête est du Schibegütsch. A notre grande surprise, là où le terrain semble devenir scabreux, le sentier nous mène par des échelles à la découverte d’anciens bunkers dont nous ne soupçonnions pas la présence et qui nous permettent de gagner pas mal de dénivellation en peu de temps. A peine en dessous, nous ne les voyons déjà plus. Quel repaire !
Alors commence une descente interminable pendant laquelle nous ne rêvons plus que d’une bière tellement il fait lourd. Enfin la voilà ! Nous nous désaltérons dans une petite auberge de montagne à Schlund avant d’attaquer la dernière petite descente et retour dans nos chaumières.
Merci à Patrice qui a toujours une petite idée de réserve pour remplacer une course et à Sylvaine pour sa sympathique présence.
Murielle

retour à liste

La Haute Cime, 16-17 juillet 2011

11 bipèdes se donnent rendez-vous au camping de Van d’en Haut, une voiture arrive avec un peu moins d’une heure de retard (GPS  erreur de la saisie des coordonnées peuvent donc avoir des conséquences sur l’horaire, Finhaut au lieu de Van d’en Haut…)
Enfin départ pour le barrage de Salanfe, pique-nique à 1900 m parmi les éboulis et gentianes des neiges, puis direction Col de Susanfe ou un fort vent annonçant une détérioration du temps nous accueille.
6 amateurs de cimes décident d’aller voir à 3257 m si il y a moins de vent (météo défavorable pour le dimanche). En cours d’ascension, 2 participantes renoncent, peur de se tromper sur les sentes de marmottes. Vite avaler 1155 m de dénivelé négatif pour rejoindre la cabane de Susanfe vers 19h, juste à temps pour se mettre à table.
Une nuit comme d’habitude, avec les ronflements des hommes écrasés par la fatigue et les bières génépi.
Lors du petit déjeuner il pleut déjà, tous se munissent de capes de berger pour affronter le déluge, les chemins se transforment en torrents, les passages à gué se font avec de l’eau à mi-jambe, les " nubucks " ne peuvent plus garder les pieds au sec. Arrivés en début d’après-midi aux voitures, on se rechange pour aller boire un verre à Van d’en Bas, une odeur de fromage flotte dans la petite salle, tout le groupe opte pour le pain au bout de la fourchette !! Bonne ambiance, malgré la météo. Tous nos remerciements aux chefs de course.
                                                                                                                                             Whymper et Belette
 

retour à liste

Le Sustenhorn du Nord au Sud. Randonnée alpine du 30 juin au 2 juillet 2011.

Le rendez-vous des 4 participants (Charles, Willy, Martial et moi) dans le train à Erstfeld s'est parfaitement déroulé et le voyage continua à Göschenen et depuis là, en bus, par le Sustenpass à Steingletscher (1866 m). Toute la région était plongée dans un brouillard épais. Nous attendions pendant une bonne heure une éclaircie, mais en vain. Malgré ça, nous décidons d'attaquer la montée vers la Tierberglihütte (2797 m). Les pentes sont si mouillées que nous devons partager souvent le sentier avec des ruisseaux. Plus haut le sentier n'existe plus mais nous devons avancer sur des dalles rocheuses et de la caillasse, suivant le balisage. Le brouillard commence à se dissiper et promet une amélioration du temps.

La nuit en cabane se passe agréablement car il y a peu de monde.

Le lendemain commence bien. La neige avait gelé, les crampons crochent parfaitement et nous entamons la montée vers le Sustenhorn (3504 m). Mais les choses se gâtent. Plus on monte plus le brouillard devient épais, le vent souffle toujours plus fort et le froid est intense. La vue se limite à une dizaine de mètres. Heureusement nous pouvons suivre de vieilles traces. Le vent glacial nous pose problèmes : Les mains commencent à geler (gants d'été) tout givre et la vue diminue encore. Quelques dizaines de mètres avant le sommet nous décidons de faire demi-tour et chercher le col de Sustenlimmi (3089 m) pour passer dans le Kehlenptal. Profitant de quelques rares éclaircies nous trouvons le passage et entamons la raide et rude descente par névés et sentiers vers la Kehlenalphütte (2350 m). Il fait froid et le vent siffle, mais le brouillard reste en altitude.

La Kehlenalphütte n'est que faiblement occupée et la nuit se passe agréablement.

Le lendemain nous descendons par beau temps, suivant la vallée vers le lac de Göscheneralp puis nous montons dans la vallée de la Dammareuss. Nous arrivons à un endroit magnifique avec une vue splendide sur le glacier de Damma. Le panorama est à couper le souffle et nous passons quelques heures à pique-niquer et admirer le paysage. La pause terminée nous prenons le chemin de la descente, en suivant le lac, vers Göscheneralp. En attendant le car postal pour Göschenen nous savourons avec grand plaisir de grosses bières sur une terrasse ensoleillée. A Göschenen nous prenons le train de la rentrée.

Malgré le, partiellement, mauvais temps, c'était une très belle course. Un grand merci aux chefs de course Charles et Willy.

Orphée

retour à liste

Cours avec CAS Jura, 25-26 juin 2011

Suite à une discussion avec le collègue président de la section Jura, l’idée a germé de proposer un cours sur glacier et une excursion en commun avec nos deux sections. Un temps mitigé le samedi (montée à la cabane sous une pluie pas du tout annoncée par Maria Métral !) a donc accueilli 11 clubistes dans les montagnes uranaises. Un seul Pertuiste, le soussigné, a accompagné cette sympathique équipe. Après un déplacement sans histoire mais toujours long jusqu’à Steinglescher, nous avons pu passer aux choses sérieuses. Il s’agissait de repratiquer tous ces nœuds, ancrages et autres manœuvres pour pouvoir dégager la personne qui se refroidit patiemment au fond du trou. Au final, les différents mouflages existants ont été mis en pratique. Pour l’anecdote, le glacier se retire de plus en plus et il s’agit de bien marcher une heure pour atteindre une zone intéressante. Plein de sections, groupes et autres guides de montagnes ont la même idée. Il se trouve donc que la chasse aux crevasses est réelle afin de trouver et réserver un secteur pour l’entraînement. Le nombre de crevasses tend aussi à diminuer du fait du retrait du glacier.

Après une belle nuit dans une cabane à recommander absolument (Sustlihuette, très proche du parking et accueil chaleureux, même lorsque la cabane est pleine), le dimanche a été marqué par le beau temps et deux groupes se sont créés. Les uns ont entamé une randonnée glaciaire simple pour atteindre le Grassen (2946 m), alors que les autres ont enchaîné de belles voies sur le sommet rocheux dominant la cabane (il y plein de belles voies dans du beau rocher, par contre les sommets portent des noms compliqués avec des plangs et des stocks, par exemple Trotzigplanggstock, Wichelplanggstock ou Murmetplanggstock !).

Bref, des modalités de courses à refaire et surtout une super idée de cabane pour organiser une course multisports (la cabane est aussi chouette pour la randonnée et les familles avec école d’escalade à proximité).
Patrice

retour à liste

Cours de base d’escalade, 29 mai 2011

En ce dimanche de la fin mai, Christophe et Carine, organisateurs de ce cours de base d’escalade, nous avaient donné rendez-vous dans leur «fief » à Orvin. C’est au NORD du village, en lisière de forêt que les deux grimpeurs ont rencontré les quatre participants, Jean-Pierre Grosjean, Marco Bracelli tous deux de la section Prévôtoise, Stève Bühler et Dorian, nouveaux membres de la section Pierre-Pertuis. L’accueil, les présentations et la préparation du matériel se sont passés dans la bonne humeur. Par la suite, nous sommes montés un sentier forestier plein de ramifications qui nous a menés après une vingtaine de minutes sur un nouveau secteur, baptisé «Pizzeria ». Ce dernier a été équipé l’année dernière. L’endroit est idéal pour débuter et le panorama y était splendide ce jour-là avec notamment une vue magnifique sur les Alpes.
Jean-Pierre et Marco n’en étaient pas à leur première contrairement à Dorian et moi qui n’avions jamais pratiqué l’escalade en tant que telle. Nous avons fort apprécié la présentation du différent matériel, de même que les explications intéressantes et utiles sur l’assurage et la sécurité que Gigi a pris la peine de nous donner avant la mise en pratique.
Ensuite, nous nous sommes attaqués à quelques pizzas (comprenez par-là des voies courtes comprises entre 4a et 5C) avant midi. Pour des raisons d’expérience et de pratique, nos amis de la section Prévôtoise ont grimpé ensemble et j’ai confié mon fils Dorian à Carine. Quant à Gigi, il n’a pas eu d’autre alternative que de se faire assurer par le néophyte que je suis…mais il a survécu !
Après un dîner tiré du sac, nous avons continué à découvrir ce secteur en effectuant diverses voies, tantôt en second tantôt en tête, puis nous nous sommes familiarisés aux rappels et autres moulinettes. Les longues voies, ce sera volontiers pour une prochaine fois.
Je suis convaincu que tous les participants ont eu beaucoup de plaisir lors de cours. Certains auront «rafraîchi » leurs connaissances en la matière alors que d’autres auront beaucoup appris tout en découvrant les bases nécessaires à la pratique de l’escalade. Grâce à cette journée de formation, Dorian a pris confiance en lui et en son matériel et sera par conséquent plus à l’aise en via ferrata ainsi qu’en montagne en général. En conclusion, un grand MERCI à Gigi et Carine pour la parfaite organisation de ce cours.
                                                                                                                                     Stève

retour à liste

P'tits sentiers, 15 mai 2011

Au rendez vous à Frinvillier ;
8 personnes motivées !
La météo était mitigée, plutôt froid, il va sans dire que la première montée jusque au-dessus des rochers de Plagne a réchauffée toute la petite troupe. Un beau décor nous attendait et un sentier de p’tits nains magnifiquement bordé de gazons.
Une cuillère à soupe nous a indiqué la direction via Péry (Au propiétaire : faut la laisser là, elle joue bien son rôle)
Deuxième montée , Péry - Ski-club de la Heutte. Nous attaquons le Montoz, montagne très connue de la région et pourtant même Gigi y découvre encore et toujours de nouveaux p’tits sentiers. C’est dans une petite clairière parsemée de fleurs que nous pique-niquons au soleil hmmm.
Près d’une cabane abandonnée, une chouette s’envole, l’ambiance y est : chaise défaite, volets d’ coins, murs soutenus… et la toiture : au secours ! Certains entendent des voies…
Jusqu’ici notre chef de course à été responsable, enthousiasme, bref parfait.
A flan de coteau nous rejoignons le chalet du ski-club 1er verre de Coca.
Troisième montée entre pins et cailloux, nous arrivons à la Werdtberg, passons notre chemin pour saluer l’équipe gardienne de notre chalet, 2ème verre de ?
La descente sur Sonceboz par le sentier des crêtes et la combe du Brahon se révèle être bien raide, la vue est belle, les nuages approchent…
A Sonceboz il pleut, fort même, nous sommes trempés !
Et depuis là, notre chef de course à été….. remarquable.
Et c’est là que …. Prendre un billet de train… monté dans un train, toute une affaire… enfin nous y sommes il fait bon chaud et sec.
Et c’est de bonne humeur que nous descendons... à Bienne et regardons nos véhicules en gare de Frinvillier qui gaiement nous attendent. Si cela vous arrive il suffit de rester dans le même train surtout ne pas changer, il remonte et s’arrête à Frinvillier.
Merci aux organisateurs nous avons passée une chouette journée, au nom de tous.
                                                                                                                                                                         Sandrine

retour à liste

Zermatt – Saas-Fee par les 4000

Au stamm ce 31 mars, Raymond et Pierre retrouvent le Michel, le Louis, le petit Daniel et cette brave Marlyse (pas celle du Pierre (Pertuis) mais celle de la Prévôtoise). Nous formerons un joli sextett pour partir à l’abordage des 4000 valaisans. Depuis le début de l’année les précipitations de neige ont été quasi inexistantes et depuis quelques semaines nous profitons d’un printemps précoce avec des températures quasi estivales. Et on cause de partir en montagne avec nos skis … Avec un zéro degré à 3’600 mètres, Raymond s’inquiète un peu pour le danger d’avalanches et la traversée des glaciers mais en 10 jours la météo peut encore nous réserver des retours d’allumage.
Eh bien non ! Nous voici à la gare de R’con en ce samedi matin pour embarquer dans le premier train matinal. Les oiseaux gazouillent et le temps s’annonce toujours radieux et chaud. A Tavannes nous retrouvons le reste de l’équipe. Nous formerons un quintett car le Louis (malgré le temps estival) s’est ramassé une puissante crève. Si le week-end les trains circulent pratiquement à vide dans nos vallées jurassiennes, l’ambiance s’anime quelque peu à Bienne pour carrément s’affoler à la capitale. Tiens, les citadins ne tiennent pas en place. A force d’entendre les info-routes nous annoncer les bouchons sur les routes, on devrait aussi diffuser des avis sur rail-info pour le bordel régnant dans les trains. C’est pas sur les rails que ça coince mais dans les wagons. Des centaines de personnes qui s’engouffrent dans ces belles compositions avec bagages et autres … les premiers vacanciers de Pâques, tout joufflus avec leurs coffres à roulettes, quelques skieurs et montagnards avec leur équipement, des cyclistes avec leur vélo, des promeneurs en famille avec bagages et poussette. On se retrouve en quinconce comme en boîte avec ces cons qui doivent quand même circuler d’un wagon à l’autre pour chercher les places qu’ils avaient réservées.
A Visp, délivrance. On se retrouve avec quelques touristes dans le train à rampantes, il n’y a plus beaucoup d’attrait pour la montagne. Avec ces NLFA, on arrive à Zermatt avant 10h00. Petit tour dans la cité pour se boire un café et acheter quelques victuailles pour le pique-nique. Puis nous prenons les installations qui nous déposeront à Furgg. Tranquillement nous cheminons le long des pistes quasi désertes. C’est l’acclimatation avec ces quelques 900 mètres de dénivelée, sous un soleil de plomb avec une température estivale, sans la moindre brise pour nous ventiler. Mais le décor est majestueux, un des plus beaux paysage des alpes avec le Cervin en chef de file de ces innombrables 4000. Nous débordons quelque peu sur l’Italie pour arriver au Rifugio San Theodul, cabane des nos amis transalpins sur le haut des pistes de ski. Il aura fallu plusieurs Birre pour réhydrater nos carcasses.
Sympathique accueil de la gardienne qui prend déjà les commandes pour le souper. Ambiance vacances : ça cause italien, tu manges la minestrone, le paste al pomodoro, le brasato avec légumes et patati, le tout arrosé de Barolo.
Diane à 5 heures ce dimanche. Départ à la frontale pour remonter les pistes, contourner le Petit Cervin. Le jour se lève et le Matterhorn s’illumine gentiment. Quel bonheur que d’assister à ce spectacle en s’approchant de la zone des 4000 et de découvrir ce panorama alpin dans l’ascension finale du Breithorn (4164). Après les congratulations et le bisou sommital, descente dans une neige dure mais docile à travers le glacier parmi des séracs gros comme des maisons. Depuis le Schwarztor, descente sur le Gornergletscher (2500). On skie dans une soupe pas trop épaisse et d’innombrables petits ruisseaux tracent leurs sillons en direction de Zermatt. Avec la chaleur, ça pète pas le feu pour la montée à la cabane mais l’Ochsen et le Dan talonnent un trio de Suisse-allemands. Mais quand ceux-ci se mettent de côté, il faut maintenir le rythme par fierté et ne pas baisser la cadence jusqu’à la cabane. Une cabane, la Monte-Rosa ? On aime ou on aime pas. Imposante et impressionnante. Une architecture osée avec sa forme de gros cristal, ses innombrables capteurs solaires, ses façades aluminium, ses grandes fenêtres. Passé la porte, on se retrouve dans un chalet : des poutres sculptées dans tous les sens, de jolies petites niches avec tables et bancs. A l’étage, de charmantes chambrettes à 8 lits, des WC comme à la maison et même des douches …
Seul petit hic, cette merveille technologique, pratiquement autonome pour ses besoins en chauffage, eau chaude et électricité, est hermétique et un circuit d’air chaud ventile le bâtiment en permanence. Ce qui nous donne l’impression de vivre en boîte et, le matin, nous retrouvons avec plaisir l’air libre et frais.
Nous avons déjeuné avec le premier service, à 04h00. Départ à 05h30 dans la pénombre matinale. La majorité des feux-follets se dirige vers la Pointe Dufour et quelques petits groupes, dont nous, partent vers l’Est, pour la traversée des glaciers, l’escalade et la descente des moraines. Nous suivons aveuglément les belles traces glacées en pensant que dans cette direction, il n’y a qu’un seul sommet, le Strahlhorn. Arrivés sur les hauteurs, impossible d’apercevoir le 4’000 du jour, pourtant il ne peut avoir disparu. Dans ces moments de doute, nous ressortons les cartes et le GPS qui nous indique en une fraction de seconde que nous avons tout faux … Le Strahlhorn se trouve à notre gauche, majestueux. Une petite erreur de 400 mètres de grimpette et une heure trente de progression pour la beauté du paysage. Descente au pied du glacier avec traversée du désert blanc dans une chaleur étouffante pour se retrouver au pied du massif du Strahlhorn. Long cheminement pour la montée à l’Adlerpass. Malgré la fournaise, nous progressons dans des traces glacées dans une impressionnante face. Les couteaux s’imposent pour éviter une glissade fatale. Au col, tout le monde est cuit et le temps perdu en début de matinée nous oblige à redescendre sur Britannia sans passer par le sommet. Des conditions de ski surprenantes, la neige se laisse dompter, les excès de chaleur n’ont que peu d’influence sur le blanc manteau. Le temps d’écluser 2 grandes (le Raymond, nous une …) départ le long des pistes pour rallier la station du métro alpin. De justesse nous embarquons dans la dernière navette. Arrivés à la station, nous admirons le cirque des 4000 de Saas-Fee illuminés par le soleil couchant. Descente sur le bistrot de la Längfluh au milieu des pistes.
Accueil chaleureux par l’homme à tout faire de la maison : gérant, cuistot, sommelier, hôtelier, caissier. Il se débrouille seul aux fourneaux et au service mais compte sur notre active collaboration. Ce qui ne l’empêche pas de nous concocter un excellent menu : potage aux crevettes, salade mêlée, viande et pâtes et un petit dessert pour terminer. Après cette rude et longue journée, desséchés par la température caniculaire, nous réhydratons nos carcasses avec les spécialités viti-vinicoles de la région : Johannis, Dôle, Pinot Noir …
Le chef (cuistot) nous réveille à 5 heures. Copieux petit déjeuner-buffet avec un excellent café italien. Le Dan et le Pierre sentent les effets de l’acclimatation et pètent la forme, ils optent pour l’Alphuebel alors que les 3 autres, un chouya moins bien décidés, s’en iront sur l’Alaline.
Une belle progression dans la fraîcheur matinale, le ciel s’illumine gentiment et quelques nuages apparaissent à l’horizon. Avec l’arrivée du soleil, ces cumulus se teintent de couleurs chatoyantes, les sommets s’enflamment et une lumière violente envahit ce merveilleux cirque des 4000. La première partie de l’ascension de l’Alphuebel est assez tranquille mais il faut toujours un peu se méfier des crevasses. La pente s’accentue et les 2 Pertuistes cheminent par quelques passages techniques et crevassés. Une dégradation météorologique s’installe progressivement, de forts vents d’ouest amènent de la neige, des bourrasques de brouillard et un jour blanc complique la progression vers le sommet. Mais de brèves et (très) courtes éclaircies permettent d’entrevoir la croix sommitale. Pause express, photo souvenir et retour sur les traces pour entamer la descente. A mi-chemin, un soleil voilé transforme ce cirque alpestre en paysage lunaire. Le mauvais temps s’installe, une chaleur étouffante transforme la neige et la descente sur la Längfluh n’est plus une partie de plaisir.
Retrouvailles de toute l’équipe sur la terrasse. Le temps de se congratuler, de se restaurer, de trinquer à la réussite de ces 4 jours et il faut déjà s’inquiéter pour le retour dans la vallée de Tavannes.
Quelle synchronisation : l’équipe arrive à la gare de Saas-Fee et la pluie se met à tomber ! Marlyse quitte les 4 mâles pour revenir sur Zermatt et profiter de quelques jours de ski avec sa soeur. 3 heures et demie plus tard, la course prend fin à l’arrivée à Tavannes et Reconvilier. Merci encore à Raymond pour cette merveilleuse escapade parmi les plus beaux 4000 des Alpes.

Pierre

retour à liste

Grossstrubel 3243m, 19-20 mars 2011

Suite à la météo défavorable, le weekend au Clariden a été reporté d’une semaine et remplacé par une sortie d’un jour au Grossstrubel.
Quatre participants (Michel, Max, Raymond et moi) prennent la route d’Engstligenalp samedi matin. Le voyage est agréable jusqu’à Engstligenalp où nous prenons la télécabine. Puis, tradition oblige, un café au bistrot d’altitude s’impose. Quelques skieurs et une meute de chiens de traîneau occupent la station de ski. Le soleil montre ses derniers rayons…
Départ…à plat, sur les pistes de ski de fond. Après quelques minutes d’entraînement au skating, nous collons les peaux pour attaquer la montée. Une montée soutenue, mais régulière. La température froide permet de maintenir une neige froide et légère, que nous apprécierons beaucoup à la descente. Le seul obstacle prévu (un col à franchir) est surmonté sans difficulté et est l’occasion de rencontrer une équipe de Franco-Neuchâtelois emmenée par un Téo en grande forme !
L’équipe à Téo repart en tête. Mais, nous sentant sur ses talons, Téo décide de nous laisser passer dans un virage en faisant quelques commentaires : il est épaté par le coup de talon de Michel dans la conversion, donne quelques conseils à Raymond qui manque de s’écrouler… de rire, etc
Nous arrivons au sommet malgré un brouillard assez dense. Belle descente ensuite jusqu’aux pistes de ski de fond, où nous pique-niquons. Pour terminer un peu de skating est nécessaire pour rejoindre la télécabine d’Engstligenalp.
Merci beaucoup aux chefs de course pour cette sortie réussie !
Agnès

retour à liste

Une nuit à la Geltenhütte…

12-13 mars, destination prévue : la Rosablanche. Au menu météo : tempête de foehn et précipitations dans les Alpes valaisannes. Devant la motivation des troupes, Patrice met sur pied une sortie de remplacement en fonction des conditions météo et de la capacité d’accueil en cabane.
Partons donc à la conquête du Geltenhorn (3065) et du Schafhorn (2697).
6 heures du mat’ mettons le cap sur les Alpes bernoises. Après une halte éclaire au restaurant de la gare de Gstaad, poursuivons notre route jusqu’au Lauenensee accessible en voiture grâce au faible enneigement. Après s’être équipés, nous pouvons quitter le parc (1400 m) skis aux pieds, sous le soleil et une température positive. De là, nous empruntons le sentier pédestre recouvert d’une faible couche de neige mais suffisante à l’ascension. Le chemin à travers la forêt est plaisant, tantôt raide, tantôt plat, nécessitant parfois le portage (escaliers, ponts, pente très raide). Nous débouchons alors sur un faut plat dans une large gorge entourée de montagnes ornées de cascades de glace magnifiques. Mais plus nous avançons plus les rafales de foehn deviennent insistantes puis quasiment ininterrompues ! La violence de ces dernières nous oblige parfois à nous arrêter et à protéger notre visage giflé par des projections de neige dure. Mais le moral et la motivation ne baissent pas… et après quelques conversions, un petit passage un peu scabreux nous débouchons sur une nouvelle gorge. Le soleil nous fait gentiment faut bond. Devant nous se dressent l’Arpelistock et sur notre gauche, le Geltenhorn . L’équipe de tête motivée et toujours en grande discussion passe à côté de la cabane sans s’en apercevoir ! La suite de la troupe n’arrivant pas au loin, nos valeureux conquérants des montagnes jetant un regard vers l’arrière et ne voyant toujours personne venir, scrutent l’horizon avec plus d’insistance et aperçoit une cabane ressemblant drôlement à celle vue le soir précédant sur l’écran de l’ordinateur… après un tour du propriétaire les premiers sont donc les derniers arrivés à la cabane. Nous sommes accueillis par Ueli , gardien peu aimable en première apparence. Nous prenons place dans un réfectoire rétrécit par un rideau servant à maintenir une température à peu près proche de celle de l’extérieur… nous déballons nos sandwichs que nous croquons avec conviction. Là le gardien nous propose une soupe, maison de surcroît , que nous avalons vite fait. Pendant le repas, un guide et son client redescendant d’un sommet avoisinant, nous font part du bulletin météo au sommet ainsi que de la qualité de la neige…il n’en faudra pas plus pour décourager la majeure partie de la troupe à se lancer à la conquête de l’Arpelistock (3030). Ce n’est finalement que nos 3 valeureux montagnards Patrice, Didier et Daniel qui se préparent à affronter la tempête. Pendant ce temps, Anne-Claude, Françoise, Agnès, Sylvaine, Blaise, Raymond et moi-même affrontons le froid glacial du charmant dortoir pour une sieste réparatrice. Reposés , nous passons le temps autour de quelques parties de cartes. L’inquiétude face à l’heure qui avance et l’absence des 3 courageux commence à monter… ouf !!! les voilà de retour juste à l’heure pour le souper. Il leur aura fallu bien plus de temps que prévu étant données les conditions météo et le mauvais enneigement.
Le souper fut un véritable régal…. Ueli, un vrai cordon bleu derrière son apparence bourrue.
Après s’en être mis plein la panse, taper le carton et partager des moments de vie et des vannes, on s’en va rejoindre notre dortoir frigorifique mais néanmoins accueillant, après avoir pris soin de récolter des duvets supplémentaires dans les dortoirs vides !
Pour ceux qui n’avaient pas mis les bouchons dans les oreilles… la nuit aura été venteuse. La cabane ayant résisté aux rafales, nous nous ravigotons devant un déjeûner copieux. Le foehn ne faiblit pas mais la troupe à les fourmis dans les jambes….on s’équipe donc pour partir à l’ascension du Geltenhorn. Malheureusement la tempête est trop forte et vient à bout de notre volonté. Finalement, seuls Daniel et Didier que rien ne semble freiner, poursuivent la randonnée mais modifie le tracé sur recommandation de notre chef, Patrice. Nous nous donnons rendez-vous chez Veronika , restaurant situé à proximité du parking, et réputé pour ses succulents desserts…
Nos 2 courageux randonneurs nous y rejoignent et nous achevons notre week-end tout en douceur…
Céline

retour à liste

Roter Totz (2848 Mètres), 26 février 2011

Faute de neige du côté des fribourgeoises, la course prévue au Kaiseregg doit être remplacée. Après avoir étudié les bulletins météo qui annoncent un front de nuages avec averses en milieu d’après-midi depuis l’ouest, ainsi qu’un degré 3 de risque d’avalanches, le grand chef de la journée nous propose une sortie au Roter Totz. Ce sommet offre l’avantage d’être plus à l’Est, (mon cher Tournesol ) …et comme c’est dans les bernoises, les nuages noirs de Fribourg nous atteindront plus lentement.
A 7 heures ce samedi matin, les trois du pied de Montoz rejoignent les cinq du bord du lac à Nidau. Deux voitures pour six têtes de types et deux bonnes femmes, ça reste écolo ! De Kandersteg, le téléphérique nous emporte jusqu’au Sunnbuël 1920 mètres. Après les indispensables rituels de passage au café du coin et au petit coin, chacun est dopé à la caféine et par le soleil. D’après mon ombre, ce dernier indique 9 heures 47. Une fois n’est pas coutume, nous démarrons sans les poils, la piste de fond offre un léger faux plat descendant sur lequel on peut s’adonner au skating. Un seul de l’équipe préfère parcourir, à poils, ce bout de parcours de quelques centaines de mètres. La fable du lièvre et de la tortue se confirme à nouveau : la tortue à poils (a-t-on jamais vu chose pareille) dépasse les lièvres qui prennent du temps à coller leurs poils pour le faux plat qui devient ascendant.
En sécurité sur cette autoroute de montagne, nous assistons à quelques avalanches qui se décrochent des abruptes versant ensoleillés.
Arrivés à l’Hôtel Schwarenbach à 2060 m, mon ombre est encore juste là pour me signaler qu’il est plus tard qu’avant et que bientôt les nuages venant de l’ouest m’empêcheront de voir le temps passer.
Au passage, nous saluons son Altels royal et les quelques Horn qui ornent le paysage. L’autoroute de neige se poursuit toujours en pente douce jusqu’à la hauteur du Daubensee. De là, on tire à droite en direction des lignes à haute tension. Notre Médor (surnommé ainsi parce qu’il fait des aller et retour entre l’avant et l’arrière du troupeau) est tout content de se défouler en faisant la trace ! L’ascension se fait progressivement plus pentue. La neige plus ou moins profonde passe par toutes les consistances. Bientôt la déclinaison de la pente nous recommande de prendre nos distances. Je pense alors à mes kilos de trop qui pourraient faire la différence pour éviter une avalanche. Juste avant d’atteindre l’arrête sommitale, un « vroum » vient motiver ma résolution : « dès maintenant je me mets au régime !! »
Comme à chaque fois, l’arrivée au sommet vaut tout l’or du monde, les embrassades chaleureuses saluent les 1128 mètres vaincus mais également félicitent le beau fringuant retraité qui a encore l’ouïe et la taille fines ainsi que des muscles de pierre !
La traversée à flan de coteau pour parvenir sur la face nord du Roter Totz et quelque peu périlleuse, mais chacun s’en sort plus ou moins gracieusement. Enfin c’est le moment de s’élancer dans la descente. Le soleil joue les mariées capricieuses en se cachant derrière son voile, du coup on voit tout en blanc… ou en rose, ou jaune, ça dépend des verres de lunettes ! Ce manque de visibilité nous empêche de voir le spectacle de la première plantée du jour. Le soleil revenu, on admire le Génie qui sort du lavabo plus blanc que blanc et parfaitement lavé après quelques tonneaux parfaitement roulés.
Certains vous diront que la neige était lourde comme du beurre et qu’ils se sont ramassé des cailloux et d’autres, avec moi, vous affirmeront que c’était une bonne et moelleuse chantilly de 40 centimètres d’épaisseur avec quelques pépites… de chocolat que j’ai évitées (à cause du régime que je viens de commencer !) Seul petit bémol, c’est que les trois belles descentes sont entrecoupées de longues traverses à flan de coteau et qu’il faut pas mal pousser pour avancer… On a même dû remettre les peaux sur près de 300 mètres… Non mais, c’est quoi cette organisation !!! Malgré tout on arrivera jusqu’au parking sans avoir à déchausser les skis. Un véritable exploit pour cette année !!
Au nom de tous les participants : Sylvette, Pierre-Louis, Daniel, Raymond, Rémy, Anne, merci à Pierre et Didier d’avoir organisé cette course réussie au-delà de toute espérance !!
                                                                                                                                   AnneC

retour à liste

Schafarnisch + Märe

Dimanche matin, 07.15h. parking de la petite centrale hydroélectrique de Port. Dix personnes, donc deux voitures de cinq et en route direction Zollhaus alt.888m pour un arrêt "café-ovo-chocolat-croissant". Là nous rencontrons une autre équipe du CAS, ils font la même course que nous. Qui va gagner ? Nous, nous avons changé le but de notre course, vu le peu de neige et la pente sommitale raide et expo du Rothorn de Matten. Zollhaus, Sangernboden alt.977m, virage de 90° à droite et nous remontons la Muscheren Sense avec ses truites protégées. Truites protégées par le garde-chasse et des Verts qui font une thèse de doctorat sur la truite de ruisseau. Nous parquons juste avant le pont alt.1133m sous lequel passent les truites protégées. L'autre équipe CAS est montée plus haut avec les voitures, ce ne sont pas de bons écolos! De là, ski aux pieds, car il reste encore un peu de neige sur la route, nous gagnons Spittel Gantrisch alt.1300m, puis Chänel Gantrisch alt.1508m, passons au-dessus de Steinig Gantrisch et atteignons Chüearnisch à 1826m. Nous sommes à un col entre le Schafarnisch et une arête qui monte au Widdergalm. Pause au soleil devant un refuge. L'autre équipe CAS attaque déjà l'arête WSW du Schafarnisch. Ils vont être difficiles à battre! Chers amis lecteurs vous ne manquez pas une seconde de la course, pour ceux que cela fatigue il est permis de faire également une petite pause. Et nous repartons à ski puis à pied dans l'herbe sèche et enfin nous atteignons le sommet du Schafarnisch à 2107m. C'est le plus joli sommet de notre planète, après le Chasseral, que nous pouvons admirer au nord avec ses longues taches de neige, un vrai zèbre aujourd'hui. Du sommet, jolie descente sur l'arête E que nous quittons à l'altitude de 1900m (délicat par brouillard) pour une longue traversée jusqu'à Vorder Richisalp 1760m où nous faisons la pause de midi et recollons les peaux. L'autre équipe CAS est déjà dans la pente herbeuse juste au-dessus de nous. Vu le peu de neige, ils ne risquent pas de déclencher une avalanche qui ferait dix victimes au sein de la section Pierre-Pertuis. Ils vont certainement gagner la course, mais avec cet itinéraire sauvage ils vont traverser une zone protégée marquée en rose sur la carte à ski Gantrisch. Vraiment pas des Verts cette section là! Nous en bons écolos, nous empruntons le couloir autorisé qui passe entre les alpages de Hinter Richisalp alt.1780m et c'est la conscience tranquille et le coeur léger que nous atteignons le sommet du Märe à 2086m, après une belle montée en plein soleil. C'était chaud, voir tropicalement tropical!
Vous suivez toujours amis lecteurs? C'est pénible? Je sais, mais c'est ça la montagne! Nous faisons les derniers mètres à pied pour aller caresser la croix du sommet. Une belle croix en bois d'arbre, simple, pure, nette, une croix bio comme je les aimes, sans un petit Jésus cloué dessus. Nous avons de la chance, le guide fou des Préalpes fribourgeoises n'est pas encore passé par ici avec sa tronçonneuse achetée chez les Frères Musulmans.Ouf! Puis c'est la dernière descente sur Spittel Gantrisch. Une descente avec, dans le haut de la neige et quelques cailloux et dans le bas des cailloux avec un peu de neige. Mais une belle descente!
En résumé: L'autre équipe CAS a gagné. Dix au départ, dix à l'arrivée. Pas de jambes cassées. Des souvenirs pleins les yeux et dans les semelles des skis. Des bonnes bières bien méritées. Des bons comptes et merci aux chefs de course. (Même si nous n'avons pas gagné) Tout est bien qui finit bien comme disait le capitaine Haddock. (voir : Le Trésor de Rackham le Rouge, page 62)

P.C.

retour à liste

Bundstock 13.02.2011

Sattelhorn qui disait ; Bundstock qu’il a dit !
Vu l’hiver vert, le chef de course a réussi à trouver de la neige, au prix d’un effort supplémentaire : + 1600m au lieu des 1000 prévus.
Pas de quoi décourager la cohorte de pertuistes formée de 4 membres (Patrice, Michel, Max et votre serviteur) qui se sont levés assez tôt pour être à 6 :00 à la gare de Tavannes, un peu plus tard au château de Nidau, comme d’hab.
Le narrateur ne se souvient de rien entre Nidau et Reichenbach : il a bien dormi dans la voiture. Café-gipfeli avalés, le chauffeur a roulé cahin caha sur la route gelée jusqu’à Tschingel base de départ pour Griesalp- Bundstcok. Le soleil radieux et la neige malléable ont aidés à la réussite de cette escapade qui en a inspiré d’autres : au sommet, gourde en main, sandwich en bouche il a fallu serrer la main de montagnards de notre région, même d’un pertuiste en sortie privée. Le coup d’œil circulaire récompense tout les souffles courts endurés.
La descente ? Pas mal, la poudreuse a bien sûr précédée la neige dure et tracée, puis le chemin glaço-gravilloné jusqu’ à la voiture. Voiture qui plus tard s’est bizarrement et spontanément arrêtée devant une enseigne « Gurten Bier ». Merci au chef/chauffeur qui a parfaitement réussi à aérer une délégation de la section.
Philippe

retour à liste

Cours avalanche des 13, 15 et 16 janvier

Avec Murielle, j’ai participé au cours avalanches organisé par nos amis de la Prévôtoise. Retrouvailles à la cabane des Gorges pour la partie théorique le jeudi soir. Présentation d’un film du SLF (institut pour l’étude de la neige et des avalanches) de Davos sur la formation des avalanches, l’appréciation du danger, le déclenchement, le sauvetage et les situations typiques d’avalanches.
Formation de groupes de 5 personnes avec un moniteur. Nous avons appris à préparer un itinéraire d’excursion, à mesurer la pente sur une carte au 25'000, à étudier le bulletin d’avalanches du SLF, à planifier et à évaluer une sortie selon les conditions, le terrain et le facteur humain.
Samedi matin, le bus de la Prévôtoise remonte la vallée de Tavannes et embarque les clubistes dans chaque village. Départ sur Villars et Glyon. Superbe beau temps, chaud et pas de neige en station. Montée en peaux dans la combe jusqu’à Solalex en côtoyant ce superbe et impressionnant massif d’Argentine avec son beau miroir. Nous avons poursuivi jusqu’à l’alpage d’Anzeindaz, à proximité de la cabane Barraud. Tout l’après-midi, nous avons étudié la structure de la neige, la résistance du manteau neigeux ; nous avons procédé à la recherche de victimes, à sonder lors d’un repérage, à dégager la victime avec nos pelles et à porter les premiers soins en attendant les secours.
Durant notre formation, 2 membres des "Moutier" ont ouvert la cabane Barraud, chauffé et préparé le souper. Si bien qu’à notre arrivée en fin de journée, nous avons été accueillis avec l’apéro et les amuse-gueules. Après un excellent repas et quelques bouteilles de "Bex", tout le monde au dodo.
Dimanche, nous sommes montés jusqu’au col des Chamois (2880 m) en nous arrêtant quelques fois pour répéter et mettre en pratique tous les acquis du jour d’avant. En milieu d’après-midi, retour sur Anzeidas et descente sur Gryon avec une pause terrasse à Solalex avant de revenir dans la faune touristique de la station de départ.
Organisation impeccable de nos amis de la Prévôtoise avec des moniteurs compétents, dévoués et bénévoles. Cette sortie m’aura permis (ainsi qu’à Murielle) de rafraîchir mes connaissances en sécurité. Avec ce bagage, je pourrai participer aux sorties en montagne avec plus d’assurance en respectant les règles élémentaires de la sécurité.
Pierre

retour à liste

Tödi, 11 et 12 sept 2010

Au programme : 14 h de marche, escalade et glacier compris. Bref, malheureusement, pas d’intéressés.
Alors que la météo s’annonce pico bello pour le week-end, il n’est pas question de rester à la maison. Quelques coups de téléphone et hop broum broum départ pour Engelberg.
Montée tranquille au début, puis le nez effleure le gazon et nous arrivons à la mignonne cabane Spannhort abritée par un immense rocher. Marianne la gardienne nous accueille chaleureusement.
La demi-pension est excellente, à discrétion et servie avec le sourire. (de nos jours c’est devenu rare: la majorité des gardiens sont devenus des pompes à fric)
Dimanche: gring….gring…. 3 clubistes quittent la couette sans trop de bavardage, crac crac glou glou et hop nous voici partis dans un talus caillouteux et très pentu pour atteindre un col. De là, traversée d’un glacier qui nous conduit au pied des rochers.
1h32’12’’d’escalade et le sommet est atteint << bravo>>
Retour par le même itinéraire, encore un petit arrêt dans une ferme auberge, sur conseil de Marianne nous achetons un excellent fromage d’alpage.
Arrivés à la voiture : il est 16h.
10 heures de course, c’est très bien, le lundi, il y en a qui travaillent.
Merci à Patrice et Michel, nous avons passé 2 sympathiques journées et réussi la magnifique ascension du Gross Spannhort.

                                                                                                                                                                                     Raymond
 

retour à liste

Cours de sécurité et de sauvetage, Moutier, 25 et 26 sept 2010

Quel bel automne. Douce lumière, ambiance d’été indien, températures quasi estivales … sauf, bien sûr, le traditionnel 3ème week-end du mois de septembre où une nonantaine de clubistes se les gèlent dans les gorges de Court. Pluie, vent, température hivernale.
Mais quelle belle et enrichissante expérience ! 2 jours à se remémorer les techniques quelque peu oubliées de l’assurage, de l’encordement, du sauvetage, des noeuds, du rappel, de l’amarrage et j’en passe.
Des organisateurs bénévoles qui vous entraînent sur la plate-forme de travail pour étudier et mettre en pratique toutes les techniques de la sécurité et du sauvetage en montagne. Dans la partie théorique, le Dr. Rouge, médecin à la retraite, a captivé son auditoire avec son exposé sur le comportement a adopter envers les victimes de malaises ou d’accidents en montagne. Un représentant de la REGA nous a présenté l’historique et la mission de sa société. Un collaborateur de la maison Petzl nous a présenté toute la gamme de matériel de cette entreprise et s’est livré à des démonstrations de résistance dans des conditions extrêmes sur différentes cordes, les mousquetons, les lanières et autres systèmes d’assurage et d’ancrage.
Nous avons beaucoup apprécié les boissons chaudes et les bons repas servis par l’équipe du poste de secours.
Ce 45ème cours de sécurité aura réuni des gens d’horizons et de nationalité divers : des ambulanciers, des flics, des passionnés de montagne et de grimpe et même une équipe de pompiers belges.
Dommage que «seuls» 3 Pertuistes aient participé à cette formation. Ce refresh nous permettra de partir en montagne avec plus de confiance et un bon bagage technique.
                                                                                                                                                              
                                                                                                                                                                      Pierre, Marlyse et Gigi

retour à liste

Bächlitalhütte : 4-5 sept 2010

T4 - 6a+
7 participants

SE REPLIER AU JARDIN DES DOUARS

<< Ce lieu est situé à quelques minutes de la sortie de la ville d’Obri-Gerstenegg en direction du Grosser Diamantstock. Erigée en hauteur sur la berge de l’oued Beach 2319m, cette très belle et vaste maison d’hôte bénéficie d’une situation particulière qui lisse les aspérités du climat souiri , réputé humide. On est tenté d’y rester replié, bercé par une atmosphère d’une cordialité sans
calcul où les journées se succèdent naturellement dans un décor qui favorise l’inspiration créatrice.
On est saisi par la nostalgie qui vous étreint lors du départ. >>
Merci aux organisateurs
                                                                                                                                                                             Whymper

VTT du 29 août 2010 Plateau de Diesse

Aujourdhui, mon sujet sera le... Mont Sujet ! Ce jeu de mot facile , mais combien osé, introduit le récit des péripéties d'une journée consacré à la petite reine.
Mais d'abord, c'est quoi ce Mont-Sujet ? eh bien, c'est, évidemment, mon sujet du jour, mais, surtout, le petit frère méconnu du grand Chasseral, oublié, pas regardé ou même pas vu par nos yeux attirés par le très visible, le très spectaculaire. Seuls, quelques autochtones que nous avons fréquentés durant cette journée, des Orvinois, dont la Mumu et le David, connaissent les recoins somptueux de ce sommet, culminant tout de même à 1382 m. Que c'était beau là haut, sous le soleil et quelques nuages; mais, pour y arriver, les 6 adeptes des 2 roues sans garde-boues (ils auraient été utiles ceux-là) ont dû d'abord subir le formidable démarrage de la guide du jour, dès le départ à la sortie de son nouveau fief. A peine le souffle retrouvé, à Macolin, il a fallu filer à la Hohmatt, pour une prise en passant de la Jeannette, une adepte de l'époussetage de paroi qui se débrouillait, ma foi, fort bien dans sa nouvelle discipline,
Une chute de Michel dans la bouse plus loin, hors des sentiers battus, il faut le dire, voici l'heure du pic-nic au stade quasi olympique de Lamboing. Retrouvailles de l'amateur de raccourcis et accessoirement de champignons David. Décision est prise d'éviter l'apéro chez l'autre Michel, celui de Diesse, pour une partie VTT typique sur les sentiers fous qui nous ont amenés sur la dernière et longue charrière et les plateaux sommitaux. La métairie choisie se fait désirer: c'est celle-là? non la suivante, ainsi de suite plusieurs fois jusqu'au Nirvana de la bergerie du Mont-Sujet: röstis à gogos, oeufs, bière et tutti quanti ont calés nos panses, avant la descente d'enfer, tous terrains et toutes barrières closes, jusqu'au charmant logis de l'organisatrice.
Merci à notre guide du jour, parfaite jusque dans son assortiment de biscuits, dont l'experte conduite à permis à 6 clubistes la découverte de nouveaux itinéraires et paysages.
                                                                                                                                                                 Michel (l'un)

retour à liste

Ascension de l’arête Sud du Combin de Corbassière et traversée sur le Petit Combin, 6-7 août

photos       Combin de Corbassière et petit


Etait-ce en raison de la période de vacances, de la tête des organisateurs, ou parce qu’il n’y avait pas de description précise de la course dans notre petit journal bien aimé? En tout cas, personne ne s’est annoncé pour faire cette course mixte d’été ! Mais il en faut plus pour décourager les organisateurs…
Après quelques coups de fil à la cabane (d’abord pour annoncer environ 6 personnes, puis pour dire que nous ne serons que 2 et finalement, pour dire que nous viendrons 1 jour plus tôt, météo oblige), voila le jour du départ arrivé. Mais pas de stress, car il fait beau (un peu couvert) et le seul effort de la journée sera la montée de cabane. Un bel effort quand même, car la montée à la cabane Panossière depuis Brunet demande 3 heures de marche (avec des sacs bien chargés). Une bonne tarte aux myrtilles nous permettra de nous rétablir de belle manière…
Le lendemain, à 4h40, nous entamons notre montée en direction du Combin de Corbassière et c’est tête baissée que nous suivons les traces dans la neige fraîche. Quand nous levons notre regard, nous nous apercevons que nous avons déjà dépassé le petit couloir que nous voulions prendre. Mais, ce n’est pas un problème, car nous pourrons prendre l’autre variante un peu plus haut. Le reste de la montée se fait sans problème, sous un ciel magnifique et une vue extraordinaire sur le Grand Combin. L’arête sommitale est très plaisante et se fait dans un rocher de bonne qualité. Voyant les 2 autres cordées (qui ont gravi le même sommet que nous) continuer sur le petit Combin, nous décidons de les suivre et d’ajouter ce sommet à notre périple (prévu comme optionnel). La descente se déroule sans problème et nous arrivons à la cabane à 13h10. Une tarte aux myrtilles plus tard, nous avons à nouveau notre sac au dos pour affronter la descente de Panossière (qui est un mélange de montées et descentes pénibles pour le moral).
Ce fut une journée bien remplie et c’est la tête pleine de belles images, que nous retournons dans nos chaumières.
                                                                                                                                                                                   Didier
 

retour à liste

 

Bortelhorn 21-22 août 2010

8 personnes intéressées (dont une du cas Bienne et deux de la section Wildstrubel) pour cette jolie course, se retrouvent au rendez-vous fixé à 12 h.15 au restaurant Waldesrand au départ de la station Rosswald- bahn au-dessus de Brigue.
Départ à 13 h. sous un soleil de plomb, la première partie se faisant en télécabine jusqu'à la station supérieure. Joli cheminement en partie le long d'un chemin assez vertigineux pour rejoindre la cabane à 2107 m. Accueil très chaleureux de la gardienne, avec repas du soir servi sur la terrasse ! Il est vrai que la température exceptionnelle à cette altitude nous incitait plutôt à rester au soleil à l'extérieur.

Dimanche matin, départ à 6 h. en direction d'un petit glacier que nous atteignons 1 h15 plus tard. Le temps de mettre les crampons et de faire les cordées, nous nous dirigeons au pied de l'arête rocheuse qui nous conduit, par une escalade facile, jusqu'au sommet du Bortelhorn à 3194 m. Nous avons tout le temps d'admirer le magnifique panorama qui nous entoure avant de reprendre le chemin de la descente jusqu'à la cabane.

Après la petite bière qui nous dansait devant les yeux depuis un moment, nous reprenons le chemin de la descente jusqu'à Berisal où le car postal nous ramène à notre point de départ.

Retour en voitures sans problème, le temps de comparer le prix (trop cher) des abricots du Valais sur les différents étalages... et un dernier petit arrêt à Kandersteg pour étancher une soif bien légitime.

Merci à Brigitte et Jörg pour l'organisation de ce beau week-end dans cette région que nous visitons trop peu souvent.

                                                                                                                                                                            Pierre-Louis

retour à liste

Région Trient, 10-11 juillet 2010 :

Une course de 2 jours est prévue pour familles, marcheurs, grimpeurs ou alpinistes qui conviendrait très bien aux débutants.
Chouette! On vient de s’inscrire au CAS, c’est l’idéale pour commencer nos activités avec la section du Pierre Pertuis. C’est décidé on s’inscrit.
Le soleil et 9 participants ont rendez-vous au château de Nidau direction Champex-lac.

Après une montée en télésiège pour la première partie, il est prévu 2 heures de marche jusqu’à la cabane Orny où nous passerons la nuit.
2 heures de marche où nous profiterons de faire connaissance avec les habitués. D’abord Louis, qui découvre avec horreur une bouteille dans son sac qui a perdu la moitié de son contenu, mais qui grâce au pain Bafana-bafana très absorbant, n’aura pas mouillé les habits.
Et puis Jef, qui profitera de l’eau du torrent et d’un peu de neige pour préparer une boisson rafraîchissante à son grand-père « Raymond » l’organisateur du week-end. Un grand-père bien docile qui goûtera à la mixture…

Arrivés à la cabane, le ciel est menaçant et nous avons à peine le temps d’y entrer que déjà de gros grêlons martèlent les parois de grimpe prévues pour l’après-midi. Tant pi, les jeux de cartes feront f’affaire, mais Raymond ne perdant pas son objectif de vue viendra muni d’une cordelette nous apprendre l’indispensable nœud de 8 et dispenser quelques explications pour la sortie du dimanche.

Dimanche, petits et grands Nussbaumer ont prévu de la grimpe alors que les autres nous nous lèverons à l’aube pour traverser le glacier et escalader les aiguilles du Tour. Le matin Raymond n’est pas vraiment d’attaque, (mixture de la veille ou soupe du chalet ?), il décidera de nous attendre finalement au milieu du glacier. Michel G. avec qui je reste encordée, ne me laissera pas tombée dans une crevasse même si, prise par le gaz français, je l’ai privé du sommet à moins de 15 mètres.

De retour à la cabane, nous grignotons un petit quelque chose tiré du sac, reprenons nos affaires et retrouvons la famille N. qui est redescendue de sa falaise. Marche rapide jusqu’à Chanpex-lac, c’est autour d’un dernier verre que nous terminons ce sympathique week-end. Merci à tous pour votre accueil chaleureux.
                                                                                                                                       Christiane et Michel R.

 

retour à liste

Saflischpass-Bistinenpass du 3.07 au 5.07

Qu'elles sont les ingrédients pour une course parfaite?

A) Des organisateurs qui ont tous prévu dans les moindre détails
B) Un parcours d'une beauté à couper le souffle
C) Des gîtes sélectionnés à l'avance pour la qualité de leur service
D) Le beau temps en guise de compagnie durant les 3 jours

Premier jour :
Pour la mise en jambe tout le monde y a trouvé son compte. Nous sommes partis de Binn aux alentours de 10H00 pour une montée de 1300 mètres jusqu'au Saflischpass. D'abord à l'ombre jusqu'au premier alpage, ensuite sur des sentiers plus escarpés. De multiples torrents tout au long du parcours pour se rafraichir et se désaltérer. Chose surprenante, cet itinéraire est emprunté par de nombreux cyclistes qui sont équipés pour pédaler, alors qu'ils doivent marcher et pousser leur vélo jusqu'au col. Vers 17H00 nous arrivons à Fleschboden. Grosses bières, grosse douche, gros rires, bon souper, gros dodo. La patronne redescend au village, probablement pour dormir avec le patron, mais nous fait confiance et nous laisse la clé de son auberge

Deuxième jour:
De bon matin nous partons en direction du Simplon en passant par la Bortelhütte. Même région, autre paysage. Cette fois le sentier est nettement plus escarpé et de caractère alpin, peu conseillé aux personnes sujettes au vertige. La flore y est incroyablement variée et la palette des couleurs tellement vaste qu'on à l'impression de se mouvoir dans un magnifique tableau. Si Van Gogh avait pu voir tous ces rhododendrons c'est pas des tournesols qu'ils auraient peint. A mi chemin nous nous arrêtons à la Bortelhütte, question de déguster l'excellent gâteau confectionné sur place par la gardienne des lieux. Personne d'ailleurs fort sympathique, ce qui fait que la pause se prolonge un peu. Ensuite, à vol d'oiseau, ça paraît tous près jusqu'au Simplon, mais à pied en passant par les différents ravins, ça transpire encore un bon coup. Arrivée à l'hospice du Simplon, grosses bières, grosse douche, gros rires, bon souper, gros dodo. Cette fois la patronne est un patron et il ne redescend pas au village pour dormir avec la patronne.

Troisième jour:
Du Simplon à Gspon en passant par le Bistinenpass et le Nanztal. Départ facile, ça commence par une descente, mais déjà de loin on voit par où ça passe, et pour monter ça monte. Par chance, quelques nuages nous accompagnent et font office d'ombrelle dans cet endroits où il y a peu près autant d'arbres qu'au Sahara. Depuis le col nous redescendons dans le Nanztal qui est une vallée particulièrement fermée et difficile d'accès, donc très sauvage. Elle est surtout peuplée par des marmottes à queues plates. Pour le croire il faut le voir, et pour le voir je vous encourage vivement d'y aller. Pour ceux qui n'aiment pas les marmottes c'est aussi une région où les bergers sont des bergères. Sur ce trajet, pas bistrots en vue, mais par contre, partout de petites fontaines en bois avec mise à disposition d'un gobelet tenue par une petite chaîne, très original et fort sympathique. Enfin nous voilà à Gspon et son magnifique terrain de football flambant neuf. La grosse bière s'impose avant la descente en cabine. Très impressionnant quand les rafales de vent s'y mettent et que ça balance furieusement, cardiaque s'abstenir. La particularité de ce téléphérique est qu'il arrive directement sur la terrasse du bistrot de Stalden. Mais, oh surprise, celui-ci est fermé le lundi, même en pleine période de vacances et d'affluence. Je vous rassure, il sera ouvert le jeudi 25 novembre, et ceci par n'importe quel temps. Avec Orphée nous ne pouvons que remercier Charles et Willy pour cette magnifique sortie.

Louis

retour à liste

Mont-Vélan . 2 - 3 avril 2010

Vendredi 2 avril

Au restoroute du Grand St-Bernard le groupe se retrouve au complet pour le café croissant. Ensuite nous poursuivons notre route jusqu’à Bourg St-Pierre. Là nous nous équipons et nous empruntons un sentier à flanc de coteau en direction de la cabane du Vélan. La météo est au beau fixe , il fait très chaud. Vers midi un petit arrêt nous permet de nous sustenter. En attraction, nous pouvons admirer 2 bouquetins juchés sur un rocher, quelle aubaine !. Après un passage de torrent qui mouille parfois les chaussons, nous poursuivons la montée par une pente en dévers et ensuite par une arrête rocheuse. Soudain la cabane nous guigne de son promontoire . Un panorama exceptionnel se montre à nous, un régal !
La cabane du Vélan se situe à une altitude de 2642 m. Suite à un incendie en 1991, la cabane est reconstruite et opérationnelle depuis mars 1993. C’est l’architecte Michel Troillet de Martigny qui est l’auteur de cette œuvre au goût futuriste.
Par son esthétisme, sa qualité de vie qu’elle dispense, son intégration et la mise en valeur de son environnement, elle obtint le prix de la « Ligue Suisse du patrimoine national »
Après le copieux repas, voilà que Marlyse nous fait la surprise de nous offrir de succulents biscuits faits maison. Quel mérite pour le portage et bravo et encore merci.
Merci à Raymond et aux clubistes du CAS Pierre-Pertuis de m’avoir fait vivre cette magnifique aventure.
                                                                                                                                                                            Marlyse Guerne

Samedi 3 avril

5h34, Raymond nous réveille
6h, petit déjeuner organisé par le chef de cabane : café, thé, bircher et pain confiture.
6h45 le jour se lève, nous partons avec nos peaux de phoque, à mi-chemin nous rencontrons un autre groupe, l’ambiance est décontractée. Soudain nous voici au pied du col de la Gouille, Marlyse G derrière moi s’exclame : Qu’est-ce que je vois ??
En effet, voici déjà deux ou trois groupes au pied du col qui n’est que partiellement enneigé.
Nous avons vite compris la suite : enlever les skis, les fixer sur le sac à dos ainsi que les bâtons, mettre nos crampons et prendre le piolet à la main, une banale affaire pour un vrai clubiste, tandis que pour moi novice, « c’était une autre paire de manche » D’abord, il fallait avoir énormément de force dans les bras pour me hisser le long du rocher vertical afin de franchir une énorme marche puis escalader cet obstacle. Raymond qui me suivit compris que ce n’était pas mon fort, appelle les premiers pour m’assurer. Ce qui ne fut pas une partie de plaisir. Je devais prendre confiance. Il y avait aussi quelques chaînes apparentes auxquelles je pouvais me tirer, puis Raymond passa devant moi et là comme un Dieu, je me suis accrochée mentalement, il me rassura, c’était « la descente aux enfers » je n’osais pas regarder en arrière, la seule chose que j’avais à faire était d’écouter et suivre son commando : tu mets le pied là….là….là…etc… et bien entendu enfoncer le piolet à chaque pas dans la glace. Puis Marlyse G nous dépassa comme une chèvre. Enfin à mon soulagement nous étions arrivés sur le glacier. Enlever nos crampons et remettre nos skis. Nous avons longé les rochers et continué une centaine de mètres afin d’attendre le groupe et se restaurer un peu.
La route s’est poursuivie lorsque soudain le brouillard s’installa et le vent se mit à souffler, ça devenait difficile car les traces disparaissaient. Nous étions à 4oo m du sommet, on ne voyait plus rien. Vous pouvez imaginer tout ce que vous voulez, mais dans ces moments-là, ce n’est pas rigolo. Une chose qui était sûre, c’est que nous renoncons à faire le sommet. Puis il y eut un moment avant de décider le meilleur chemin. Finalement, un groupe de zurichois arriva et décida de passer à droite du glacier. Notre groupe décida de les suivre gentiment, car on ne voyait toujours rien. Puis 200 m plus bas, enfin le brouillard se dissipa et en surprise un magnifique couloir à 40 degrés recouvert d’une excellente couche de neige fraîche nous attendait. Petit à petit, l’ambiance se détendit. Nous avons rejoint Bourg-St-Pierre par une jolie mais longue et très longue descente qui, tantôt d’un côté de la rivière, tantôt de l’autre, puis escalader des collines, enlever et remettre les skis, remettre les peaux, bref un véritable gymkhana. Nous avons encore marché les derniers cents mètres afin de rejoindre notre voiture à l’entrée du village.
Un dernier pot offert par les 2 Marlyse au café du coin et un grand merci aux chefs de course et à tous les participants pour ce bon entraînement.
                                                                                                                                                             Marlyse Ochsenbein

retour à liste

La Gemmi/Schwarzhorn, 15 6 et 7 mars

Course prévue : sur deux jours
Course effectuée : Rauflihorn 2322 m le dimanche 7 mars 2010
Chef de course : Patrice Eschmann - Adjoint : Michel Glardon
Nombre de participants : 4
Condition de la neige: Poudreuse il avait neigé la veille et le matin
Etat des voies: Fréquentées
Itinéraire: PD
Sécurité: Optimale
Dénivelé. 1100 m

À cause d’un bulletin d’avalanche mauvais et une météo incertaine nous sommes partis faire le Rauflihorn le dimanche 7 mars, en remplacement du Week-end prévu à la Gemmi, en espérant que l’amélioration prévue dimanche matin nous permettrait de profiter de la poudreuse. Départ de Tavannes à 7h00 bien enneigé et conduite sur l’autoroute très peux chargées à une vitesse normale en direction du Diemtigtal. La route montant vers Grimmialp était mieux que ce qu’on pouvait craindre vu l’enneigement de la vallée de Tavannes. Une fois la voiture parquée au parc le contrôleur ne s’est pas fait attendre, après son traditionnel contrôle ce dernier nous souhaite une belle randonnée. La visibilité de plus en plus bonne laissait même par moment guigner le soleil. Nous sommes montés à bonne cadence en direction du Rauflihorn après une heure de montée la première petite pause thé s’imposait. La suite de la montée jusqu’au sommet se déroulait dans une alternance de nuage et de soleil. À cause du froid et du vent nous sommes resté au sommet juste le temps d’enlever les peaux quelques courageux d’autres équipes décidèrent tout de même d’y pique-niquer. Profitant de l’endroit pour planifier une prochaine course du CAS, une descente dans une poudre délicieuse pour reprendre le terme de Michel nous attendait pour nous rendre au lieu de pique-nique qui d’ailleurs était bien mérité. La variante très musclée pour la fin de la descente au parking fût revue et corrigée par notre chef de course choisissant la voie de descente standard plutôt que la barrière de rocher haute de plusieurs mètres. Une fois le matériel embarqué dans la voiture nous sommes allés manger l’incontournable Nussgipfel accompagné d’une bière mousseuse au bistro de Horboden ce qui nous a permis de nous requinquer avant de prendre la route du retour. L’équipe a gardé un moral joyeux et la course nous laisse de bons souvenirs.
                                                                                                                                                             Daniel Lehmann
 

retour à liste

Sortie à ski de fond, 23 et 24 janvier

Sortie à ski de fond dans les montagnes neuchâteloises.
Il nous avait promis la plate Sibérie et les frimas du Groënland!
Mais c’est un ciel azuré qui accueillait à La Chaud-de-Fonds le “clan” Staehli et trois jeunes grand-pères fan de glisse de la Vallée de Tavannes.
Montées des 9,7 coursiers à la Ferme Modèle (oui, oui, il y en avait des vallonnements, dignes des parcours de Coupe du Monde) dans un paysage féérique et nordique à souhait.
Descente en musardant à pleinpot jusqu’aux différents apéros avec déplacements jusqu’au chalet des AN de Tête de Ran: un igloo des plus confortables suivi de la fondue traditionnelle: que du bonheur !
Retour aux affaires le lendemain: de Tête de Ran à La Tourne, ça vallonne et dérupe à qui mieux-mieux; sains et sauf, nos 7 lascars s’envoient le menu skieur (demi-portion bien sûr) et la remontée flamboyante jusqu’au point de départ: du tout grand art nordique!
Les langues asséchées et abondamment tirées durant ces efforts sidérants, ont été gratifiées d’une savoureuse et blonde humidité lors de la pause finale.
Un week-end bien dans la tradition des excursions nordiques du CAS: décontracté, convivial et, dès cette année, recommandé par Gault et Millau.
Un gros Merci au couple organisateur: à l’heure ou vous lirez ces lignes, ils seront devenus Grand-Maman et Grandpapa! 

                                                                                                                                                                                       Michel

retour à liste

Schiebe - Mähre, 7 février 2010

Après la neige tombée pendant la semaine et le danger d’avalanche marqué, le départ a lieu comme prévu à 7h30 au Château de Nidau pour les biennois et environs. C’est une cohorte de 12 clubistes qui se dirigent vers le Lac Noir pour prendre le café au restaurant Rössli à Zollhaus.
Les biennois passent à Zollhaus mais pas de restaurant Rössli, alors ils continuent pour finalement trouver le dit restaurant. Mais oh surprise il n’y a personne. Grâce au téléphone portable, Raymond nous fait redescendre à Zollhaus au seul restaurant du bled qui s’appelle «Zollhaus». Ce restaurant a été surnommé par la section Pierre-Pertuis «Rössli» car en ce lieu de rencontre l’homme au cigare Rössli était un habitué. Aujourd’hui, il manque à l’appel. Donc pour conclure ce petit préambule, il faut connaître les antécédents et les habitudes d’une section du CAS.
Après la bienfaisante pause café et les recommandations d’usage des chefs de course, redépart pour Hengst. Là il faut exécuter le rituel, s’équiper , fixer les peaux et contrôler les ARVA. Tout se passe en silence et après quelques minutes la colonne s’élance le long du ruisseau. Au fur et à mesure que nous montons, le ciel s’éclaircit, le brouillard s’en va et revient pour enfin laisser le soleil darder ses rayons bienfaisants. Première pause au plateau « Grencheberg » là d’un commun accord, nous renonçons au Märe car il est recouvert d’une grosse corniche et pas de traces de skieurs. Après une nouvelle pause à l’alpage « Grenchegalm » nous atteignons sans difficultés le sommet du Widdersgrind. Nous attaquons la descente sur Schattig par le couloir avec d’excellentes conditions de neige. Là, il faut remettre les peaux pour gravir l’Alpiglemären en repassant par l’alpage «Grenchegalm». La descente sur notre point de départ est spectaculaire, il y a un paquet de neige sans couche de fond. Les rochers sont dissimulés sous une épaisse couche de neige d’où pour C’est au restaurant Rössli que nous nous retrouvons pour un dernier verre et se remémorer les péripéties de cette magnifique journée. Un grand merci aux chefs de course et à tous les participants pour l’excellente ambiance.
                                                                                                                                                                                Blaise

retour à liste

Hoch Fulen , 21 janvier 2010

Tout d’abord il faut savoir qu’il est plus facile de prononcer (en parlant dans sa barbe) que d’écrire la région et le but de la sortie de ce 21 février.
Au rendez-vous de 06 :00 à Tavannes, tout le monde est là ; à Bienne à la traditionnelle Posalux également. 3 voitures avec 3 dames et 7 membres masculins (…) de la section ainsi qu’un invité se déplacent en conduisant pour quelques-un, discutant, petit-déjeunant ou roupillant pour les autres jusqu’à Untersächen (1000m). Le rendez-vous café étant au premier bistrot du village : comme souvent la carte de menu était « Heute Ruhetag », donc vamos au deuxième où la cohorte des Pertuistes s’attable et consomme des Kafi’s, warme Choki et autres Gipfelis rapidement sortis du congélateur et réchauffés.
Mise en marche skis aux pieds dans le Brunnital, bonnets sur les oreilles, gants aux mains, tête dans les épaules à cause du froid mordant, toute l’équipe admire (pas nécessairement envie) ceux qui escaladent des cascades, assez vertigineuse il faut l’avouer. A Brunni (1400m) les sacs s’ouvrent, les gourdes se débouchonnent, les braguettes des hommes s’entrouvrent etc, comme à l’accoutumée quoi !
L’arrêt ne dure que quelques minutes, les pertuistes toujours aussi fougueux se remettent en marche, à la montée maintenant, jusque dans le Griesstal, 400m qui réchauffent l’équipe à l’intérieur et où le soleil apparaît réchauffe l’extérieur des corps. Bonnets, gants, doublures réintègrent les sacs. Oh ! Pas pour longtemps ! Dans cette vallée Le Schwarz Stökli fait de l’ombre, le vent se lève, la neige soufflée griffe les joues et contraint les bonnets, gants et doublures de ressortir des sacs… L’intermède beau et chaud aura été court.
Plus le groupe (presque discipliné) se rapproche du col en haut de la vallée, plus le vent forci, pour finalement abréger les accolades et bisous au sommet à un minimum rarement égalé.
Pourtant la vue est belle, le ciel clair, le soleil bien présent ici en haut.
Pour relater la descente, il n’y a que des superlatifs : neige poudreuse par excellence, du délire pur du sommet jusqu’à Brunni, puis un chemin damé qui facilite grandement la fin d’une course de toute façon réussie.
Skis rangés, pieds libérés des chaussures, habits mouillés (transpiration, poudreuse qui rentre partout et peut-être chute) rangés il ne manque plus que la Stange, le Rivella, la partie administrative et la recherche d’un volontaire pour écrire le rapport….
Réflexions faites, c’est ça le plus ardu. Pourtant tant le chef que les participant(e)s méritent bien ça.
                                                                                                                                                             Philippe

retour à liste

Steischlaghore, 17 janvier 2010

C’est dans la grisaille Biennoise que 10 pertuistes se sont retrouvés le samedi 16 janvier (avancé d’un jour, mauvais temps oblige…) pour affronter le Steischlaghore.
En raison du jour d’avance et d’un Natel inaccessible, Pierre et Marlise sont partis sur les chapeaux de roues sans avoir eu le temps de déjeuner. Du coup, Marlise est contrainte de manger son «bierchermuesli» dans la voiture qui nous mène au Diemtigtal! Eh oui, nous auront besoin d’énergie pour vaincre cette montée de 1500 mètres (de 815 m à 2321 m).
Juste le temps d’un petit café à Oye pour rassembler les courageux qui ont décidés de se lancer à l’assaut de cette montagne et, c’est re-parti, avec en prime un beau soleil qui montre le bout de son nez sur le versant Sud de la vallée. Nous parquons à Horboden (petit hameau à quelques km de Oye) et le départ se fait sur une couche de neige très fine (10 cm de poudreuse). La première partie de la montée nous oblige à naviguer entre fermes et sapins, tandis que la seconde se déroule dans une pente très raide. Après un dépôt de skis et une petite montée dans les rochers, 9 clubistes vaincront le sommet. Bravo aussi à Céline pour sa première course dans les Alpes, qui est restée au dépôt de skis. Petite sueur froide pour Daniel qui remarque au sommet du Steischlaghore, que la poche devant contenir son porte-monnaie et ses clés de voiture est grande ouverte et … vide!
Heureusement qu’au départ d’une pause, Jean-Claude avait remarqué ces objets dans la neige et en a pris soin… Voici l’heure de la descente dans la belle pente. Malheureusement le soleil s’est caché et la visibilité n’est pas optimale. Le plaisir est tout de même de la partie dans cette neige poudreuse, mais parfois un peu lourde. Plus nous descendons, plus la neige devient rare et les skis s’en souviendront…
Encore un fil barbelé à passer et nous serons quasiment aux voitures. Mais «voilà ti» pas que Daniel (ha, ce n’est pas sa journée) a décidé de passer cette barrière skis aux pieds. Malheureusement il reste coincé avec son pantalon! C’est presque au grand écart, qu’un d’entre nous vient le tirer de ce mauvais pas. Pour information : il n’a rien laissé dans les barbelés! Une dernière bière au bistrot du coin surpeuplé de randonneurs et nous voici dans les voitures sur le chemin du retour, tout contents de cette belle balade. Merci aux organisateurs.

                                                                                                                                                                                              Didier


retour à liste

Sécurité
Notre section invitait les membres intéressés à suivre le cours avalanche organisé par la section Prévôtoise.
2 Pertuistes s’y sont inscrits et y ont participé.
Disons d’emblée que l'organisation était vraiment bonne (transport en mini bus, chalet préchauffé par un membre de la Prévôtoise, documentation etc). Chapeau!
Tout d’abord la théorie ! Elle était présentée le jeudi soir ; ce qui est original, chacun(e) pouvait répéter ces données à la maison et le samedi et dimanche c’est dans le terrain que la suite serait présentée et pratiquée. Outre des informations présentées sur écran, des petits groupes ont passé en revue la sortie pratique (temps de marche, dangers, azimuts etc). Cette soirée a duré env. 2 :30.
Samedi matin des petits bus loués par les organisateurs prenaient les participants sur le chemin de Villars s/Ollon. Charger 14 personnes c’est une chose, y ajouter 28 grosses chaussures, 14 sacs, 4 paires de skis et de bâtons … ça se compliquait, ça s’entassait dans le couloir.
Les chauffeurs ont amené les dormeurs (ce qu’il y avait de mieux à faire)à bon port ; à l’arrêt café quelques personnes venues par leur propre moyen ont rejoint la cohorte.
Skis aux pieds les petits groupes sont montés direction Solalex et ont mis en pratique la théorie de recherche au moyen des DVA (modernes et moins modernes), sondes et pelles.
Si les nouveaux appareils présentent des avantages indéniables en cas de recherches de plusieurs victimes, les bons vieux DVA permettent de retrouver une victime isolée dans un temps comparable.
Côté météo disons que c’était la soupe épaisse…raison pour laquelle le dîner a été grignoté en vitesse avant de prendre un petit café à Solalex. L’après-midi les groupes sont montés à la cabane Barraud ; cabane préchauffée par les organisateurs car non gardiennée.
Ces mêmes GO ont préparé un souper original et apprécié par la quarantaine de participant(e)s. Plus la soirée avançait, plus les décibels montaient… comme toujours quand les bouchons se font transpercer par une spirale ou que les canettes sont décapsulées !
Le dimanche, après le petit déjeuner, les groupes se sont éparpillés en direction du Col des chamois pour parfaire ce qui reste à apprendre. Pour le début de la montée, la visibilité frisait le 0 absolu. Vers midi le soleil a percé et les sommets avoisinants ont réjoui les yeux et le moral de toute la troupe.
Après le petit repas au soleil et au vent (frisquet celui-ci) les groupes se sont retrouvés à la buvette de Solalex pour le café final. Le reste de la descente, le retour en bus/voitures s’est déroulé tout ce qu’il y de plus habituellement.
Si ce qui a été appris permet de prévenir un accident, d’éviter une victime, le but sera atteint. Pour ce qui est de la partie matérielle, ils nous ont pompés 65.-- pour le cours, transport et logis. Pour ce qui est des joies annexes (café-croissant, vin, etc) le budget a quasiment doublé!!! Le mystère reste entier !!!
                                                                                                                                                                                          Philippe

retour à liste